Le 8 septembre 1907, le Pape saint Pie X publiait l'encyclique Pascendi sur les doctrines des modernistes. Pourquoi, dira-t-on, exhumer un texte vieux de trois quarts de siècle ? N'est-il pas aujourd'hui dépassé ? Parce que le modernisme n'a pas disparu.
Que s'est-il passé depuis 1907 ? Après avoir perdu une partie de son dynamisme du fait des censures et de la vigilance pontificales, le modernisme s'est développé à nouveau dans l'Eglise, à tel point qu'un témoin difficilement récusable comme Jacques Maritain a pu parler, en 1966, de « fièvre néo-moderniste fort contagieuse, du moins dans les cercles dits intellectuels, auprès de laquelle le modernisme du temps de Pie X n'était qu'un modeste rhume des foins ».
Le modernisme n'est donc pas une affaire qui intéresserait les seuls théologiens. Il intéresse directement tous les fidèles, à commencer par les parents catholiques pour lesquels s'ouvre une nouvelle aventure : ils vont avoir, plus aujourd'hui qu'hier, à défendre la foi de leurs enfants, à s'organiser pour exercer leur droit de premiers éducateurs et pour accomplir leur devoir de catéchistes de leurs propres enfants.
14 x 21 cm - 90 pages (Editions DFT) |